29/01/2009

Devenir des Hôpitaux...

Non à la privatisation des hôpitaux !

On ne veut pas payer plus pour

se soigner moins !

    Les hôpitaux publics étaient, jusqu'à la seconde guerre mondiale, un lieu d'accueil pour les "indigents". Suite à des luttes menées par les travailleurs certains sont devenus des centres hospitaliers universitaires, où tout le monde, de n'importe quelle classe sociale, peut accéder a des soins de qualité.

    Mais au milieu des années 80 le gouvernement de l'époque commence à remettre en question les services publics. L'hôpital n'y échappera pas. C'est pour faire des profits, au détriment de l'argent public. Petit à petit, les conditions de travail des salariés se sont dégradées : du personnel non remplacé en cas de maladie, en faisant la plupart du temps appel au personnel qui se trouve en repos pour qu'il revienne travailler. Le personnel hospitalier est donc souvent résigné et épuisé. A cela s'ajoute la fermeture des lits et le manque de matériel pour travailler correctement. Faute d'argent, la maintenance des machines pour des examens spécialisés n'est pas faite dans des délais brefs. Alors, les patients doivent se rendre dans les cliniques privées et payer des dépassements d'honoraires. Aujourd'hui 33% des personnes malades se privent de soins et beaucoup se posent la question d'arrêter de payer les mutuelles par manque d'argent. Il faut choisir : manger, se soigner ou payer son logement.

    En 2004, a été instaurée en place de la T2A (la tarification à l'activité), puis le plan hôpital 2007, avec la mise en place des pôles, pour aller vers l'hôpital 2012, véritable privatisation des hôpitaux publics. Les hôpitaux publics et privés sont financés de la même manière par l'Etat selon leurs résultats et mis en concurrence. Et les projets du gouvernement contre la sécurité sociale sont tout aussi inquiétants. Ils prévoient de diminuer les remboursements de l'Assurance maladie et les cotisations au profit des assurances et mutuelles. En un mot, les malades vont devoir encore se serrer la ceinture, alors que les actionnaires vont s'en mettre plein les poches.

Les conséquences ?

    Ceci amènera la fermeture des services des soins de proximité en zones rurales considérés comme pas rentables au profit de grosses structures, la suppression des services non rentables à l'exemple de ceux qui traitent les maladies rares ou coûteuses.

    Cette situation n'est pas une fatalité, ce n'est pas dû au fameux "Trou de la sécu", mais aux milliards injectés aux banques qui auraient largement de quoi financer les hôpitaux. C'est un choix à la fois politique et économique des gouvernements au service des capitalistes

    Pour avoir le droit à une vraie santé publique, il faut un autre mode de société, une société opposée a celle d'aujourd'hui, une société socialiste et véritablement démocratique.

Diana
L'Egalité n°134, novembre-décembre 2008 
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...ça fait réfléchir...
Je ne sais pas ce que vous en pensez, si vous êtes dans le domaine ou non, mais les conséquences sont déjà présentes...
Services qui ferment, augmentation du nombre de patients, rendement qu'on nous demande, et tout ça au détriment du côté relationnel.
Les patients ne sont plus patients, ils deviennent CLIENTS.
Mais mince, c'est un établissement de soins, pas un supermarché discount de la chirurgie!
Bref...
greve

15:08 Écrit par Linou dans Général | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

Commentaires

moi ce que je dis c'est qu'on est mal
je ne sais si la grève est LA solution mais au moins c'est une action et je ne suis pas contre le fait de faire grève, il faut bien faire part de son mécontentement mais je me demande parfois si elles servent réellement...
en résumé c'est la mer** quoi! lol

j'espère que tu as passé une bonne journée malgré tout et que tout va bien pour toi ma bichette

bonne soirée
bisous! ^^

Écrit par : Vanille | 29/01/2009

Coucou Linou !
Ben moi ce que j'en dis, c'est que pas mal de secteurs deviennent maintenant des pompes à fric.... que ce soit le domaine de la Santé, l'Enseignement ou le Social (ouais quand j'y bossais,fallait faire du chiffre !)
Donc ben tu vois.... on fait des "bénéfices" au niveau des postes offerts.
Genre dans l'enseignement tu vois, y préfèrent donner des heures sup' aux titulaires que créer des postes de remplaçant.
C'est pour ça que je me suis retrouvée au chomage.

Bref c'est la merde.

Courage comme on dit ! :S
Et gros bisous

Écrit par : Dom | 30/01/2009

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